Pape François : "Le sport est harmonie s'il ne succombe pas à l'argent"

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Radio Vatican - Pour ses valeurs d’amitié et de loyauté, le sport a cette force d’unir les personnes, dans la mesure où il ne cède pas à des intérêts mercantiles. C’est l’idée développée par le Pape François ce samedi matin, en recevant les délégués des Comités Olympiques européens. Aux dirigeants et aux institutions sportives, le Pape a demandé un engagement à favoriser entre les jeunes «la fonction éducative du sport».

Le sport a une force innée de tendre vers le haut, même si souvent des forces peu transparentes l’entrainent dans la direction opposée. Devant les dirigeants olympiques européens, le Pape François a exalté les lumières du monde du sport et pointé du doigt les ombres qui polluent ce milieu, professionnel ou non. Le lumières sont connues parce qu’antiques, au point que le Pape définit «une belle réalité» renforcée dans le temps que ce lien qui existe entre l’Eglise et le sport, parce que l’Eglise considère le sport comme «un instrument valable pour la croissance intégrale de la personne humaine».

Esprit de sacrifice, loyauté, respect des règles

«La pratique sportive, en effet, stimule un sain dépassement de soi et de ses propres égoïsmes, elle entraine à l’esprit de sacrifice et si on la conçoit correctement, elle favorise la loyauté dans les rapports interpersonnels, l’amitié, le respect des règles». a déclaré le Pape, soulignant qu’il est important que «ceux qui s’occupent de sport, à tous les niveaux, promeuvent ces valeurs humaines et religieuses qui sont à la base d’une société plus juste et solidaire».

Malheureusement, l’idéal du sport finit souvent par succomber lorsque certaines personnes ne voient plus dans l’athlète qu’une source d’immenses bénéfices financiers, oubliant l’humanité des sportifs. «Quand le sport n’est plus considéré que dans des paramètres économiques, dans une optique de victoire à tout prix, on court le risque, a poursuivi le Pape, de réduire les athlètes à des marchandises dont il faut tirer profit. Les athlètes eux-mêmes entrent alors dans un mécanisme qui les transforme, ils perdent le vrai sens de leur activité, cette joie de jouer qui les a attirés en étant enfants et qui les a poussés à faire tant de sacrifices et à devenir des champions».

«Le sport est harmonie, mais si c’est la recherche de l’argent qui prévaut, et celle du succès, alors cette harmonie se casse».

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